Je vais t'offrir un monde
Aux mille et une splendeurs.
Dis-moi Princesse,
N'as-tu jamais laissé parler ton coeur ?
Je vais ouvrir tes yeux
Aux délices et aux merveilles
De ce voyage en plein ciel,
Au pays du rêve bleu.
Ce rêve bleu,
C'est un nouveau monde en couleurs
Où personne ne nous dit
C'est interdit
De croire encore au bonheur.
Ce rêve bleu,
Je n'y crois pas, c'est merveilleux.
Pour moi, c'est fabuleux,
Quand dans les cieux,
Nous partageons ce rêve bleu, à deux.
Nous faisons ce rêve bleu à deux.
Sous le ciel de cristal,
Je me sens si légère.
Je vire, délire et chavire
Dans un océan d'étoiles.
Ce rêve bleu ...
Ne ferme pas les yeux !
C'est un voyage fabuleux ...
Et contemple ces merveilles !
Je suis montée trop haut,
Allée trop loin,
Je ne peux plus retourner d'où je viens.
Un rêve bleu ...
Sur les chevaux du vent ...
Vers les horizons du bonheur ...
Dans la poussière d'étoiles ...
Naviguons dans le temps,
Infiniment,
Et vivons ce rêve merveilleux !
Ce rêve bleu
Ce rêve bleu
Aux mille nuits
Aux mille nuits
Qui durera
Pour toi et moi
Toute la vie !
Si Ali Baba a quarante voleurs,
Shérazade, mille histoires de coeur.
Toi, Maître, tu es encore bien plus fort
Car tu possèdes un truc qui vaut de l'or.
Tu as le pouvoir, enfile tes gants,
Allume la mèche, et tu seras gagnant.
Ça va faire Boum ! Au feu ! Tout ce qui te chante,
Tu peux l'avoir en frottant cette lampe !
Et je dis : Maître Aladdin, très cher,
Je vous offre, aujourd'hui,
Un dessert du tonnerre, un éclair.
Car je suis votre meilleur ami !
Je suis maître d'hôtel au restaurant d' la vie.
Passez commande au creux d' mon oreille,
J' me coupe en quatre pour mes amis.
Seigneur, nous sommes à votre service.
Ordonnez, Ô Prince, Ô Roi !
C'est un plaisir, de vous servir,
Reprenez un peu de baklava.
Plats divers, colonne A,
Fruits d'été, colonne B.
J'aimerais bien vous offrir de tout
Car je suis votre meilleur ami !
Je suis un Génie,
Chanteur magicien.
Mon tour favori,
C'est l' coup du lapin !
Je sais même faire Boum !
Tu vois c' que j' vois ? WAOUHH !
Et quand je dis Abracadabra, on s'éclate,
Et tu disparaîtras par magie !
Remonte ta mâchoire,
T' as l'oeil hagard.
J'ai le pouvoir d'exaucer tes prières.
C'est garanti, diplômé, certifié,
Tu as un Génie comme Chargé d'Affaires.
Je te soutiendrai, je t'appuierai,
Quel est ton voeu, dis-moi, quel est ton souhait ?
T' as déjà fait ta liste ? OK, Banco !
Frotte-toi les mains, moi je me frotte le dos !
Eh, Oh !
Maître Aladdin, Seigneur,
Fais un voeu ou deux, j' te prie !
Tu veux du rab' ?
Toi, Grand Nabab !
Eh oui, j' suis ton Génie,
Je suis ton ami, oh oui !
Je suis ton ami,
Je suis ton ami, mais oui !
Je suis ton meilleur ami !
Je suis ton meilleur ami !
Je vole, comme un aigle Royal,
Je vole, au-dessus des Lois.
Je vole, quand j'ai faim c'est bien normal.
C'est pas moral ?
Je vole, à la barbe des gardes.
Çà barde, quand je chaparde.
La Loi veut me faire payer tout çà !
Vaurien, brigand, pilleur, truand !
Rien qu'un morceau de pain !
Qu'on décapite ce vaurien !
Je suis seul ici,
Je suis sans le sou,
T'es mon seul ami, Abu !
Oh, dansons la danse de la décadence.
Le Roi des voleurs vole bien bas.
J' blâmerais bien ses parents, mais il n'en a pas.
Faut manger pour vivre,
Voler pour manger,
Çà j'vous l'expliquerai ...
Mais une autre fois !
Je vole, les gogos, les légumes,
Je vole, je signe et j'assume.
Un jour, je prendrai un nom de plume ...
Je suis l'agneau parmi les loups,
Ils veulent me trancher le cou.
Je crois qu'il vaudrait mieux filer doux ...
Vaurien, vandale, bandit, scandale !
Tout doux, doucement, gentils !
Qu'il est trognon, qu'il est sexy !
Faut manger pour vivre, voler pour manger,
C'est la meilleure des raisons.
Non !
Je vole, quelle poursuite infernale !
Vaurien !
J'entends les chiens qui aboient.
Vandale !
Je suis l'animal en cavale.
Vandale !
Je vole, mais la chute est fatale.
Parole, mais si je dégringole,
Je passe à la casserole.
Alors je décolle et vole !
Voleur ! Vaurien !
Je ne m'y fais pas !
S'ils pouvaient lire mon coeur,
Verraient-ils un mendiant ?
Non, Seigneur !
Car l'amour, et l'espoir,
Brûlent en moi !
Tu verras, Abu, un jour, çà changera !
Moi je viens d'un pays de désert infini,
Où les caravanes rêvent et flânent.
Où, pendant ton sommeil,
Les serpents t'ensorcellent !
C'est bizarre çà ?
Mais, eh, c'est chez moi !
Quand le vent vient de l'Est,
Le soleil est à l'Ouest,
Et s'endort dans les sables d'or...
C'est l'instant envoûtant,
Vole en tapis volant,
Vers la magie des nuits d'Orient !
Oh nuits d'Arabie,
Mille et une folies.
Insomnie d'amour,
Plus chaude à minuit
Qu'au soleil, en plein jour !
Oh nuits d'Arabie,
Au parfum de velours.
Pour le fou qui se perd,
Au coeur du désert,
Fatal est l'amour !
Faites place, au Prince Ali !
Quelle grâce, le Prince Ali !
Bande de veinards,
Dégagez le bazar.
Et vous allez voir,
C' que vous allez voir.
Venez applaudir, acclamer la Superstar !
Fêtez ce grand jour,
Clochettes et tambours,
Venez adorer l'idole !
Prince Ali, Sa Seigneurie,
Ali Ababoua.
A genoux, prosternez-vous,
Soyez ravis !
Pas de panique, on se calme !
Criez vive Ali, Salam !
Venez voir le plus beau spectacle d'Arabie.
Prince Ali, plus fort que lui,
Je n'en connais pas.
Qui vous porte d'Abu Dhabi,
A bout de bras.
Il a vaincu une armée,
Tout seul avec son épée !
La terreur des ennemis, c'est Prince Ali !
Il a cent trois chameaux et chamelles...
Ne sont-ils pas mignons, Simone ?
Des caravanes de paons, dix par van...
Tout à fait Thierry, j'adore leur pull !
Des gorilles qu'ils protègent de leurs ailes.
Ce zoo est un souk,
Corne de bouc !
C'est une super ménagerie !
Prince Ali, oui c'est bien lui,
Ali Ababoua !
Quel physique, c'est magnifique,
Il est charmant.
Il y a du monde au balcon,
Moi, j'ai du voile au menton.
Et tout le monde s'évanouit pour Prince Ali.
Venez voir ses deux cents singes persans.
C'est payant, et pourtant, c'est gratuit.
Serviteurs et esclaves travaillent pour lui,
Fiers de le servir, c'est le plus grand,
On lui obéit, et chacun donnerait sa vie,
Pour Ali ... Vive Ali !
Prince Ali, oui c'est bien lui,
Ali Ababoua, est ici, pour votre fille,
Si jolie.
Voilà pourquoi, en cortège,
Cet amoureux vous assiège.
Avec trente éléphants qui jouent les acrobates,
Des ours et puis des lions, au son du clairon.
Ses quarante fakirs, sa batterie de chefs,
Ses oiseaux qui crient,
Faites place, au Prince Ali !
Prince Ali, oui c'est bien lui,
Trompeuse apparence...
L'imposture, jamais ne dure,
Pour qui veut tricher !
Le vent efface l'image,
D'un mirage, à deux visages.
Saluez donc votre précieux Prince Ali !
Cet Ali, vous l'avez compris,
N'est rien qu'Aladdin.
Croyez-moi, c'est un gredin,
Un bon à rien !
Il vole, c'est un voyou.
Et mon devoir, après tout,
C'est d'envoyer voler jusqu'en enfer,
Ce trait de misère, avec ses chimères.
Loin de ma colère,
Loin de mes frontières.
Au fin fond du désert, Youpi !
Adieu, ex-Prince Ali !
